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A l'Eau l'Afrique ! Alif Naaba se mobilise pour l'eau et l'assainissement

L'avis des experts

Jon Lane appelle à davantage d’investissements dans l’assainissement

Jon Lane

Jon Lane, Directeur exécutif du Conseil de concertation pour l’approvisionnement en eau et l’assainissement (WSSCC): « Le chemin pour attirer plus de fonds vers l’assainissement, c’est d’être capable d’expliquer aux chefs d’Etats, que le financement de l’assainissement est un investissement …

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La nécessité de disposer de meilleures données relatives aux coûts pour justifier les investissements en AEHA, selon l'UNICEF

Actualisé - mardi 15 décembre 2009

Disposer de meilleures informations sur les coûts constitue l'une des clefs pour faire un plaidoyer réussi en faveur de services durables d'eau et d'assainissement, selon Clarissa Brocklehurst, directrice de l'Eau, de l'environnement et de l'assainissement à l’UNICEF. L'UNICEF commence à examiner le coût total du cycle de vie, pour ses investissements comme il doit le faire dans d'autres secteurs tels que la santé et l'éducation.
WASHCost, le projet mis en œuvre dans quatre pays faisant la recherche sur les coûts du cycle de vie des services d'eau, d'hygiène d'assainissement (AEHA) en milieu rural et périurbain, a coorganisé une session à la Semaine mondiale de l'eau à Stockholm avec d'autres organisations impliquées dans la recherche des coûts et des bénéfices des interventions en matière d’AEHA. Les conclusions des différentes études présentent la difficulté d'accès à l’information sur les coûts.
Il reste encore beaucoup de discussions sur la façon de quantifier les bénéfices dans le secteur de l'eau. Les chiffres sont tellement spécifiques au contexte qu'il est risqué d’adapter les méthodologies au niveau pays aux besoins locaux. Une pompe manuelle peut coûter trois fois plus cher dans un secteur, dans le même district ou entre l'Asie et l'Afrique. Les matériaux utilisés dans la construction, les conditions géologiques et les coûts de la main d'œuvre constituent tous des facteurs à prendre en compte.

Acheter du neuf ou remettre en état ?
La valeur réelle de l’information relative aux coûts/bénéfices se trouve dans l'harmonisation d'une méthodologie largement admise pour évaluer les coûts du cycle de vie de la livraison des services d’AEHA. Un fonctionnaire du ministère de l'Eau et de l'environnement de l'Ouganda, Aaron Kabirizi, l’a clairement expliqué : "il nous faut savoir si nous devons investir dans de nouvelles infrastructures ou si nous devons remettre en état ce qui est déjà là. Notre budget pour le secteur de l'eau vient juste d’être réduit. Avec une analyse coûts-bénéfices, nous pourrons mieux plaider pour des financements accrus”.
Ce qui semble critique, c’est la formulation de l'information pour les praticiens et le plaidoyer. Lorsque le public a interrogé Clarissa Brocklehurst sur l’investissement d’une grande part de l'aide pour des pompes manuelles qui ne durent que quelques années, elle a répondu que l'UNICEF attend du secteur de l’AEHA de justifier ses investissements comme le font ceux de la santé et de l'éducation. Peter Feltman de Plan international ajoute que les prix de revient unitaire du cycle de vie "constituent une manière d'incorporer l’imputabilité dans ces affaires".
Voir le site de projet [WASHCost project site] pour plus d'informations.


 

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